« Apprentis Reporters, une histoire de point de vue-1 »

AvecDSC01709 le soutien de LA LYONNAISE DES EAUX, Les Productions de l’Ange mènent à nouveaux une série d’ateliers vidéo au sein du Lycée des Graves de Gradignan. Animé par le réalisateur de documentaires, Michel Akrich, le thème associé à ses ateliers sera encore et toujours: « la diversité ».  Plus précisément, « handicap au travail »Sept élèves de seconde participent aux ateliers, Clarisse, Weisty, Sophie, Julie, Victor, Kevin, Yoan. Comme les années précédentes ils auront en charge d’écrire puis de réaliser un reportage et d’animer le blog des Productions de l’Ange par des articles, des photos. Un vrai travail de journaliste. D’ailleurs ils ont déjà commencé.


 

          Voici l’article de Victor sur le premier atelier vidéo des « Apprentis Reporters » :

DSC01727Lors de cette première séance avec Michel Akrich nous avons parlé de l’adaptation et l’intégration des personnes handicapés dans le monde du travail.

Aujourd’hui les employeurs occupant au moins 20 salariés depuis plus de 3 ans est tenu d’employer à plein temps ou à temps partiel des travailleurs handicapés dans une proportion de 6 % de l’effectif total de l’entreprise, depuis 1987. Mais vingt-cinq ans plus tard, on est encore loin des 6 % puisque le taux d’emploi direct au niveau national n’est que de 3,1%, seules 8% des entreprises n’embauchent aucun travailleur handicapé. Quand les entreprises ne sont pas en mesure d’accueillir des salariés handicapés, elles doivent remplir d’autres obligations définies par la loi: recourir à la sous-traitance avec des établissements agréés, recevoir un stagiaire ou encore verser une contribution à l’AGEFIPH, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées.
C’est pour cela que nous allons suivre, pendant plusieurs mois, deux personnes avec des handicapes différents, pour s’informer et explorer leur vie de tous les jours, comment ils se sont intégré dans ce monde du travail rempli d’inégalités, mais aussi comment le vivent-ils au quotidien et quelles infrastructures sont mis au point pour leur permettre d’exercé leur profession dans de bonnes conditions.

Tout cela va nous permettre de voir la dure réalité du monde du travail et surtout celle de ces personnes qui sont comme nous mais qui ne sont pas, malheureusement, traité de la même manière.

Victor


 

Voici l’Interview réalisé par Julie

auprès d’une personne ayant l’expérience de travail avec un collègue handicapé

Questions/Réponses de Julie

Q- Comment as-tu réagi lorsque tu as appris que tu allais travailler aux côtés d’un employé atteint de trisomie ?
R- J’étais assez neutre, car je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.

Q- Quelle était jusque là ta vision des personnes trisomiques ? Quelle est-elle désormais ?
R- J’avais un peu peur, car c’était tout nouveau, et inconnu pour moi. Je ne savais pas du tout comment il se comporterait. À présent, je n’ai plus ces appréhensions.

Q- Est-ce que ce collègue travaille comme tout le monde ? 
R- Il travaille moins efficacement et moins rapidement que les autres. Son ergothérapeute vient souvent lui rendre visite.

Q- Semble-t-il heureux ?
R- Oui, il paraît beaucoup se plaire ici ! Il voit du monde, et il est fier de son travail. De plus, il a des parents qui l’aiment, et même une petite amie.

Q- Quel est ton ressenti concernant son travail notamment ?
R- Il faut bien avouer qu’il est parfois encombrant, à cause de ses difficultés à compter, ou de sa lenteur.

Q- Est-ce qu’il apporte quelque chose à l’entreprise ?
R- Un peu de joie. Ses réponses sont parfois amusantes, et ses attitudes assez enfantines. Cela fait rire et contribue à faire régner une bonne ambiance de travail, même s’il arrive que son manque d’efficacité agace. 

Q- Comment te comportais-tu avec lui au début ? Et maintenant ? 
R- J’ai été presque trop gentille. J’essaye de me comporter naturellement, et le plus normalement possible.

Q- Le fait de le côtoyer t’a-t-il apporté quelque chose ?
R- Beaucoup de patience. Patience que je n’aurais pas eue si j’avais été en face de mes enfants. Ça m’a appris à être plus tolérante.

Q- Pour finir, es-tu contente d’avoir pu fréquenter cette personne ?
R- C’était la première fois que j’apprenais vraiment à connaître une personne atteinte de trisomie. C’est une expérience intéressante, et enrichissante.

Julie

Les photos de l’atelier:

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